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 Tentation un extre du livre !!!!

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x-Cullen-Familly-x
discution avec edward en cours de biologie
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Messages : 473
Date d'inscription : 11/05/2009
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Localisation : dans mon lit blotie dans les bras d'edward

MessageSujet: Tentation un extre du livre !!!!   Ven 5 Juin - 9:22

1
♦️
UNE FÊTE


J'étais sûre à quatre-vingt-dix-neuf virgule neuf pour cent de rêver.
Les raisons de ma certitude ? Premièrement, je me tenais dans un rayon
de soleil éclatant, le genre de lumière aveuglante que ne connaît pas
ma ville d'adoption, l'humide Forks, dans l'État de Washington ;
deuxièmement, je regardais ma grand-mère, Marie. Vu que celle-ci était
morte depuis six ans, l'irréalité de l'image était on ne peut plus
tangible.
Grand-mère n'avait guère changé, et son visage ressemblait à celui dont
j'avais conservé le souvenir. La peau en était douce et flétrie,
plissée en dizaines de fines rides sous lesquelles saillait l'ossature.
Comme un abricot sec surmonté d'une touffe vaporeuse de beaux cheveux
blancs.
Nos lèvres – les siennes, étrécies par les ans – s'étirèrent sur le
même demi-sourire surpris. Apparemment, elle non plus ne s'était pas
attendue à me rencontrer. Je m'apprêtais à l'interroger (j'avais tant
de questions à lui poser : que fabriquait-elle dans mon rêve ?
Qu'avait-elle fait ces six dernières années ? Grand-père allait-il
bien ? S'étaient-ils retrouvés, là où ils étaient à présent ?), quand
elle ouvrit la bouche. Je me retins et la laissai parler. Nos traits
prirent simultanément une expression un peu gênée.
— Bella ?
Ce n'était pas elle qui avait prononcé mon nom, et nous nous tournâmes
pour dévisager le nouveau venu. Bien que je n'eusse pas besoin de le
voir pour deviner de qui il s'agissait. J'aurais reconnu cette voix
n'importe où ; j'aurais répondu à son appel, que je fusse éveillée,
endormie... ou morte, j'imagine. Pour elle, j'aurais marché sur des
tisons ardents ou, de façon moins théâtrale, j'aurais enduré chaque
jour le froid et une pluie incessante.
Edward.
Il avança vers nous dans la lumière étincelante et, malgré l'émotion,
consciente ou non, que sa présence provoquait en moi, en dépit aussi de
la quasi-certitude que j'avais de rêver, je paniquai. Après tout,
grand-mère – à l'instar de tout le monde – ignorait que j'aimais un
vampire. Comment allais-je justifier que les rayons de soleil, en
entrant en contact avec sa peau, explosaient en milliers d'éclats
arc-en-ciel flamboyants, comme s'il avait été composé de cristaux ou de
diamants ? « Euh... tu auras sans doute constaté que mon petit ami
scintille, grand-mère. Ne t'inquiète pas, c'est juste le soleil... »
Que fichait-il ici ? Il vivait à Forks, l'endroit le plus arrosé du
monde, précisément pour pouvoir sortir en plein jour sans dévoiler le
secret de sa famille. Pourtant, il était là, s'approchait gracieusement
de moi, son visage angélique arborant un sourire des plus magnifiques,
à croire qu'il n'avait pas remarqué la présence de grand-mère.
Pour le coup, je regrettai d'être la seule à échapper à son don
mystérieux. D'ordinaire, j'appréciais qu'il ne sût lire dans mes
pensées aussi clairement que si je les avais formulées à voix haute. À
présent, j'aurais voulu qu'il m'entendît, qu'il perçût le cri d'alerte
résonnant dans ma tête.
Je jetai un coup d'œil angoissé à grand-mère et constatai qu'il était
trop tard. Elle me retourna un regard aussi effrayé que le mien. Sans
se départir de son sourire (si beau que mon cœur parut enfler au point
de vouloir exploser), Edward posa son bras sur mes épaules et se tourna
vers ma grand-mère. La réaction de cette dernière me désarçonna. Au
lieu de sembler horrifiée, elle me contempla avec une moue penaude,
l'air de s'attendre à ce que je la gronde. Par ailleurs, elle avait
adopté une drôle de position, le bras écarté maladroitement du corps,
tendu et recourbé, comme si, elle aussi, avait enlacé une personne que
je ne distinguais pas, un être invisible.
Ce ne fut qu'alors que je pris du recul et remarquai le grand cadre
doré qui entourait la silhouette de ma grand-mère. Perplexe, je levai
la main qui n'enserrait pas la taille d'Edward et l'effleurai. Elle
imita mon geste à la perfection. Là où nos doigts auraient dû se
toucher, je ne frôlai que la froideur du verre...
Dans un soubresaut vertigineux, mon rêve devint cauchemar.
Grand-mère n'existait pas.
C'était moi. Moi dans un miroir. Moi, vieille, ridée et fanée.
À côté d'Edward. La glace ne renvoyait pas son image, et il était d'une
beauté fracassante, figé pour l'éternité dans ses dix-sept ans. Il posa
ses lèvres de givre aux contours irréprochables sur ma joue détruite.
— Bon anniversaire, chuchota-t-il.

Haletante, je m'éveillai en sursaut, ouvrant les paupières d'un seul
coup. La triste lueur grise et familière d'une matinée couverte
remplaça le soleil aveuglant de mon songe.
« Ce n'était qu'un rêve, rien qu'un rêve », tentai-je de me rassurer.
Je respirai profondément puis tressaillis derechef quand la sonnerie de
mon réveille-matin se déclencha. Le petit calendrier encastré dans le
coin du cadran m'informa que nous étions le treize septembre.
J'avais eu une vision onirique, mais pour le moins prophétique.
Aujourd'hui, c'était mon anniversaire. J'avais officiellement dix-huit
ans. J'avais redouté cet instant pendant des mois. Maintenant qu'il
était arrivé, il était encore pire que ce que j'avais craint. J'étais
plus vieille – je le sentais. J'avais vieilli au jour le jour, sauf que là, c'était différent, quantifiable, pire. J'avais dix- huit ans.
Un âge qu'Edward n'atteindrait jamais.
Lorsque j'allai me laver les dents, je fus presque étonnée que mon
reflet dans le miroir n'eût pas changé. Je m'examinai, cherchant
d'imminentes rides sur ma peau ivoire. Je ne distinguai cependant que
celles de mon front, et je savais que si je parvenais à me détendre,
elles s'effaceraient. J'en fus incapable. Mes sourcils restèrent
froncés en une ligne soucieuse, au-dessus de mes prunelles anxieuses.
« Ce n'était qu'un rêve », me répétai-je. Juste un rêve... et pourtant, mon pire cauchemar aussi.
Pressée de quitter la maison, je sautai l'étape du petit déjeuner. Je
ne réussis pas à éviter mon père, hélas, et fus contrainte de jouer la
comédie du bonheur durant quelques minutes. Je m'efforçai de sembler
ravie par les cadeaux que je lui avais demandé de ne pas m'acheter,
luttant néanmoins contre les larmes à chacun de mes sourires.
Sur le chemin du lycée, je tâchai de me ressaisir. L'image de
grand-mère – car il était hors de question que ce fût la mienne –
m'obsédait, et c'est remplie de désespoir que je me garai sur le
parking et aperçus Edward appuyé contre son étincelante Volvo gris
argent, immobile, hommage marmoréen rendu à quelque dieu païen de la
beauté, désormais oublié. Mon songe ne lui avait pas rendu justice. Et,
comme chaque jour, il m'attendait. Moi. Ma détresse s'évapora un
instant, remplacée par de l'émerveillement. Nous avions beau sortir
ensemble depuis six mois, je continuai de ne pas croire à ma bonne
fortune.
Sa sœur Alice était à son côté, et elle aussi guettait ma venue.
Edward et Alice n'étaient pas réellement parents (l'histoire servie au
bon peuple de Forks était que la fratrie des Cullen avait été adoptée
par le docteur Carlisle Cullen et sa femme Esmé, tous deux bien trop
jeunes pour avoir des enfants adolescents), mais leur peau avait la
même exacte pâleur, leurs yeux – enfoncés dans des cernes tels des
hématomes – la même étrange nuance dorée, et leurs visages une
identique et inhumaine beauté. Pour qui était dans le secret – moi, par
exemple – ces similitudes les identifiaient pour ce qu'ils étaient.
Les prunelles fauve d'Alice luisaient d'excitation ; découvrant qu'elle
tenait un petit paquet carré enveloppé de papier d'argent, je plissai
le front. Je l'avais pourtant avertie que je ne souhaitais rien pour
mon anniversaire. Rien du tout, ni présents ni marques d'attention particulières. Il était évident que mes vœux avaient été superbement ignorés.
Je claquai la portière de ma camionnette à plateau, une Chevrolet de
1953, déclenchant une averse de débris rouillés sur le bitume humide,
et me dirigeai lentement vers les Cullen. Alice vint à moi en
sautillant, sa face de lutin resplendissante sous ses cheveux noirs
coiffés en pointes.
— Bon anniversaire, Bella !
— Chut ! sifflai-je en regardant autour de nous pour m'assurer que personne ne l'avait entendue.
La dernière chose que je désirais, c'était que mes camarades de classe célèbrent ce jour noir.
— Tu ouvres ton cadeau maintenant ou plus tard ? demanda-t-elle en faisant fi de ma réaction.
— J'avais dit pas de cadeaux, grommelai-je sur un tel ton qu'elle n'eut pas grand mérite à deviner mon humeur.
— Très bien... ça attendra, alors. As-tu aimé l'album photos que t'a envoyé ta mère ? Et l'appareil de Charlie ?
Je soupirai. Naturellement, elle était au courant. Edward n'était pas
le seul de sa famille à avoir des talents particuliers. Alice avait
sans doute « vu » ce que mes parents s'apprêtaient à m'offrir à
l'instant même où ils avaient arrêté leur choix.
— Oui. C'est super.
— Je trouve leur idée géniale. On n'est en Terminale qu'une seule fois.
Autant en profiter pour immortaliser les meilleurs moments de cette
année.
— Combien de Terminales as-tu effectuées, toi ?
— Ce n'est pas pareil.
Nous étions arrivées près d'Edward. Il tendit la main, je m'en emparai
avidement, oubliant l'espace d'un instant ma morosité. Comme toujours,
sa peau était lisse, dure et très froide. Il serra doucement ma paume.
Je plongeai dans ses iris topaze, et mon cœur se serra lui aussi, mais
plus violemment. Percevant les bégaiements de mon pouls, Edward sourit
puis souleva sa main libre pour caresser le dessin de mes lèvres d'un
doigt frais.
— Sauf erreur de ma part, et si je me souviens bien d'une certaine
conversation, je ne suis pas autorisé à te souhaiter un joyeux
anniversaire, susurra-t-il. C'est bien ça ?
— En effet.
Son débit fluide et ses intonations soignées étaient inimitables, héritage d'une langue qu'on avait parlé cent ans plus tôt.
— Je préférais m'en assurer, badina-t-il en passant ses doigts à
travers le désordre de sa chevelure cuivrée. Au cas où tu aurais changé
d'avis. La plupart des gens semblent heureux de l'événement et des
présents qui l'accompagnent.
Alice s'esclaffa, et son rire, carillon du vent, tinta comme de l'argent.
— Toi aussi, tu vas adorer, Bella ! me promit-elle. Aujourd'hui, tout
le monde est censé être aux petits soins pour toi et exaucer tes
moindres désirs. Que pourrait-il t'arriver de pénible ?
— De vieillir.

_________________
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Youkie
2eme jours au lycée
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Date d'inscription : 24/05/2009
Age : 30
Localisation : Somme 80

MessageSujet: Re: Tentation un extre du livre !!!!   Ven 5 Juin - 17:05

Je ne me lasse pas de le relire !
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Voir le profil de l'utilisateur http://edward-bella-robin.skyrock.com/
Miss_Didine
a la cafeteria avec jessica eric mike ....
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Messages : 61
Date d'inscription : 12/06/2009
Age : 26

MessageSujet: Re: Tentation un extre du livre !!!!   Ven 12 Juin - 19:55

Pareil !
C'est tellement bien écrit !

On ne se lasse jamais des bonnes choses =P
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MessageSujet: Re: Tentation un extre du livre !!!!   

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Tentation un extre du livre !!!!
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